JOUR 13 : Journal d’un Cloud manager

JOUR 13 : Journal d’un Cloud manager

by -
0 346

Tout le monde me parle – je ne comprends pas un mot de ce que l'on me dit

Davide Docker: JOUR 13 - Journal d'un Cloud manager

Bon sang, les choses deviennent difficiles.

Le projet de ma présentation ne se déroule pas bien. Mon opinion sur le service informatique alimenté par les solutions intégrées de Gin et de Tonic n’est pas bien passée auprès d’Amanda du service marketing. Et l’observation que ma voix est souvent cryptée par un apport « conteneurisé » de Heineken, ce qui la rend incompréhensible pour tout agent du gouvernement nord-coréen ou cyber fraudeur, ne semble pas plaire non plus à Colin du service Compliance. Pour gagner du temps, ils m’ont demandé de participer à un meeting en ligne. Ainsi, nous pouvons tous nous retrouver et nous entretenir via conférence téléphonique. Pour épargner ma sensibilité, Amanda dit que toute critique de mon travail (critique !?) pourrait m’être envoyée par message instantané privé. Nous pourrions ainsi faire les modifications en une seule fois. À cette occasion, j’adopte ma tactique habituelle. Je rentre dans la peau de Fred, l’aide généreuse. « Cette idée me semble excellente », dis-je, « et je voudrais vraiment aider. Mais comment vais-je être capable de taper les messages, tout en maintenant le téléphone à mon oreille. Je ne pense pas que cela fonctionne, qu’en pensez-vous ? »

C’est ce que j’aime le plus concernant les anciens systèmes téléphoniques (nous les experts en technologie les appelons POTS). Ils nous apportent toujours de nombreuses excuses.

Mais Amanda se sentit obligée de lancer un sarcasme. « Je ne suis pas une experte comme toi mais n’est-ce pas simple de configurer cela avec Microsoft Office 365, » dit-elle, « c’est un truc de cloud Computing. Après tout, tu es très intelligent, peut-être que tu pourrais m’expliquer ? »

Elle prétend être mal informée, tout en me posant des questions d’experts qui mettent en péril ma crédibilité. Les habitués du lieutenant détective américain Columbo, le flic de fiction travaillant pour le département de la police de Los Angeles, seront familiers de cette technique. L’inquisiteur maniéré et modeste est en réalité un détective impitoyablement efficace. Cette Amanda me rend nerveux. Je dois réprimer un sentiment croissant de panique pour ne pas perdre toute contenance émotionnelle et crier : « Vous ne pouvez rien contre moi, chérif. » Mais il semble apparemment que si. Elle semble avoir déjà navigué sur les briefings descriptifs du site web d’Office 365 Enterprise.

Bientôt, elle m’exposera toutes sortes de possibilités.

« Au fait, je te trouve extrêmement doué, » dit Amanda, faisant appel à la technique de Columbo pour créer un faux sentiment de sécurité, « tu sais donc probablement qu’avec Office 365, il est possible d’installer Office sur tous types d’appareils. Nous pourrions organiser des réunions sur tablettes, PC, Mac ou même sur nos téléphones », dit-elle, avant d’asséner le coup final, « n’est-ce pas ? »

Oui, c’est bien ça, lui répondis-je. C’est exactement ce que je voulais faire.

C’est génial, me répondit Amanda. Et alors que je pensais la séance de torture terminée et que j’allais pouvoir échapper à ce procès par conférence, Colin décida de prendre part à la discussion.

« Oh et une dernière question, » dit-il, « est-il vrai que nous pouvons faire une conférence PSTN ( (Public Switch Telephone Network))? PSTN, c’est de la téléphonie ? Ce qui veut dire que nous pouvons utiliser Skype for business pour permettre à n’importe qui de nous rejoindre sur les réunions en ligne, même lorsqu’il n’y a pas d’accès internet ? »

Le jeu est en place. Il en sait plus que ce qu’il laisse paraitre. « Oui », lui répondis-je, « je regarderai ça ».

Dès que la conférence sera terminée, je me rendrai sur le site d’Office 365 Enterprise. Il semblait tout à fait agréable et instructif, jusqu’à ce que je lise un titre de chapitre qui refroidirait Jim, l’homme des télécommunications. « Modern Voice avec Cloud PBX. » Je pense que c’est la fin de ma personnalité Jim.

Dites bonjour à Olly, l’homme Office 365.

Responsable informatique chez Hapless Plc. J'ai été recruté ici en raison de mon expérience dans la gestion de projets informatiques chez SUIL. Hapless compte plus de 700 employés dont les besoins informatiques sont divers ; des utilisateurs administratifs intensifs en passant par les concepteurs de bases de données. L'entreprise est très axée sur la partie technique, avec des cadres supérieurs qui aiment être au courant des dernières tendances de l'informatique ; en ce moment, on me questionne beaucoup sur le « Flash » ;-) DONNEZ-MOI LA FORCE ! Je rends des comptes au directeur informatique. J'apprécie cet environnement plus large et cette responsabilité accrue. J'attends le prochain projet avec impatience !